Après avoir remué le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer, la Préfecture, le Conseil Général, la sous-Préfecture, le CAUE, l'ADEME et j'en passe, coup de fil inattendu de notre architecte lundi :

  • lui : "euh, vous êtes libres cet après-midi ?"
  • moi : "euh, non mais bon dites toujours"
  • lui : "je viens d'avoir la mairie, ils veulent nous convoquer asap"
  • moi : "euh, c'est grave ?"
  • lui : "bah écoutez, j'en sais trop rien, ils avaient l'air un peu froids mais je ne saurais pas vous en dire davantage"
  • moi : "bon ben OK, je me libère"

C'est donc plutôt fébrile que je me rends à ce rendez-vous, en me disant que j'allais me faire décapiter parce que j'ai mis la Mairie dans l'embarras.
On s'installe dans la salle du conseil, en face à face, Mme le Maire, le responsable de l'urbanisme, notre architecte et moi.
Et c'est dans un ton plutôt cordial voire même sympathique que la discussion commence :

  • Mme le Maire : "n'allez pas croire que nous ne nous occupons pas de votre dossier, ..."
  • Mme le Maire, un peu plus tard : "n'allez pas croire que nous ne voulons pas communiquer, ..."
  • Mme le Maire, toujours un peu plus tard : "n'allez pas croire que nous faisons de la rétention d'information, ..."

Les bases étant posées, elle nous fait comprendre qu'elle a bien compris que notre dossier était connu de tous les services de l'administration territoriale du département et de la région.

  • Mme le Maire : "Messieurs, pour en venir aux faits, je n'ai plus rien à reprocher à votre projet. Toutefois, même si ce fait n'est pas demandé par le POS, je souhaiterais que côté village, vous remplaciez les 50 mètres de haies de charmes par un mur de 2,5m, pour qu'on ne vous voit pas"

Avec notre architecte, on se regarde, on rigole (jaune) intérieurement en se disant que 6 mois d'attente pour une histoire de mur, c'est un peu ridicule. Mme le Maire comprend notre silence et nous dit "c'est le résultat qui compte, non ?".
De surcroît, on parle là d'un mur, perdu en plein champs, de 50 mètres de long sur 2,5 mètres de hauteur. Outre le fait que ça a un coût, si l'objectif est d'avoir quelque chose de discret, là pour le coup ça va faire plus blockhaus qu'autre chose.
La discussion s'installe, et notre architecte ouvre les suggestions.
Depuis lundi soir, il travaille donc à un aménagement qu'il doit présenter à la Mairie aujourd'hui, pour qu'ils puissent rendre un verdict avant la fin de la semaine.
La fin d'une aventure ? Croisons les doigts ...